Il y a des événements qui ressemblent à une simple date sur un calendrier… et d’autres qui laissent une trace, parce qu’ils racontent un territoire, des parcours, et une passion transmise de génération en génération. En Guadeloupe, les Rencontres de la danse font partie de ces rendez-vous qui rassemblent bien au-delà de la scène : on y vient pour danser, bien sûr, mais aussi pour apprendre, rencontrer, se dépasser et se sentir porté.
Organisées par la Fédération Régionale de Danse de la Guadeloupe (FRDG), ces Rencontres prennent la forme d’un temps fort autour de plusieurs moments clés : un concours, une audition, et une continuité caribéenne qui fait rayonner les talents entre îles et horizons. L’édition 2026 s’annonce particulièrement riche, avec un enchaînement d’événements qui dessinent un vrai parcours, entre expression artistique et opportunités.
Dès le début du mois de février, quatre dates structurent cette semaine : le 8 février 2026 avec le Concours Régional CND, le 9 février 2026 avec le 19ème Concours Inter-Caribéen en Guadeloupe (inscriptions closes), le 10 février 2026 avec l’Audition aux Grandes Écoles Américaines (inscriptions prolongées), puis le 12 février 2026 avec le 3ème Concours Inter-Caribéen à Saint-Martin (inscriptions prolongées).
Dans cet article, on vous emmène au cœur de l’événement : son histoire, ses valeurs, ce qui fait l’âme de ces Rencontres, mais aussi le programme 2026 et les informations pratiques pour suivre, relayer ou participer.
L’histoire et l’intention : pourquoi ces Rencontres existent
Un besoin avant un événement
Les Rencontres de la danse ne sont pas nées d’une idée “d’événement” à cocher dans l’année. Elles sont nées d’un besoin. Celui de rassembler, ici, en Guadeloupe, une énergie immense qui vibre déjà dans les studios, les écoles, les associations, les familles… et de lui offrir la place qu’elle mérite : visible, reconnue, célébrée. Depuis plus de trente ans, la Fédération Régionale de Danse de la Guadeloupe porte ce même fil conducteur : faire grandir la danse sur le territoire, lui offrir un cadre, et donner aux danseurs et danseuses des occasions concrètes de vivre la scène, de progresser et de se rencontrer.
Transmission, exigence, fierté
Au fond, l’intention des Rencontres est très humaine. Elle parle de transmission, d’exigence, de fierté aussi. On vient pour se produire, bien sûr, mais on vient surtout pour franchir un cap. Pour se confronter, se nourrir, s’encourager. Pour ressentir ce moment particulier où l’on n’est plus seul dans sa pratique, où l’on réalise que la danse relie, qu’elle crée des ponts entre les générations, entre les styles, entre les îles. C’est d’ailleurs ce qui rend les Rencontres Inter-Caribéennes si singulières : un concours libre et amateur, pensé comme un temps fort de la Caraïbe, prolongé par une audition qui peut ouvrir d’autres horizons.
2026 : des ponts plus concrets, jusqu’à l’international
Et en 2026, cette idée de “pont” devient encore plus concrète. En décembre, la présidente fondatrice Lydia Botino-Deshauteurs s’est rendue à New York pour renforcer des partenariats avec de grandes institutions, avec l’objectif d’obtenir des opportunités réelles pour les jeunes danseurs caribéens : des bourses, des stages intensifs, un accompagnement. Ce n’est pas juste un symbole, c’est une démarche qui dit quelque chose de fort : croire en la jeunesse d’ici, et lui donner les moyens d’aller plus loin. Ses mots résument parfaitement l’esprit des Rencontres : « Donner une chance aux jeunes de nos régions de s’ouvrir sur le monde à travers la danse est une nécessité. »
Une semaine pour mettre en lumière les parcours
Cette année, l’élan se matérialise sur plusieurs dates fortes, du 8 au 12 février 2026, entre la Guadeloupe et Saint-Martin. Plusieurs scènes, plusieurs rendez-vous, mais une même intention : mettre en lumière des talents, et surtout l’humain derrière chaque parcours.
2026 : un cap international renforcé, grâce à des partenariats concrets
En 2026, les Rencontres de la danse prennent une dimension encore plus forte : celle d’un vrai tremplin. Et ce n’est pas une promesse vague, c’est une démarche construite. En décembre, la présidente fondatrice de la FRDG, Lydia Botino-Deshauteurs, s’est rendue à New York pour consolider et développer des partenariats avec plusieurs grandes institutions américaines de danse.
L’objectif, derrière ce déplacement, était très concret : ouvrir des portes réelles aux jeunes danseurs caribéens. Résultat, la Fédération a décroché des bourses d’études et des stages intensifs, avec une idée simple mais puissante : créer des ponts concrets, accessibles et sécurisés, pour que l’international devienne une opportunité crédible et encadrée.
Et parce qu’une opportunité peut vite devenir stressante sans repères, la FRDG accompagnera les élèves sélectionnés pour qu’ils avancent sereinement, avec des infos sur le logement aux États-Unis et des contacts de confiance sur place.
Les valeurs : l’humain derrière l’événement
Grandir avant “performer”
Ce qui marque, quand on découvre l’esprit des Rencontres de la danse, c’est que tout est pensé comme un chemin de progression, pas comme une simple “compétition”. On sent une vraie volonté de transmission, dans le sens le plus noble du terme : offrir aux danseurs et danseuses un cadre pour apprendre, se confronter à la scène, gagner en confiance et repartir avec quelque chose de concret, que ce soit un déclic, une expérience, ou une nouvelle motivation. Cette dimension pédagogique fait partie de l’ADN de la FRDG, engagée depuis des années pour structurer la pratique et accompagner les talents du territoire.
Exigence et bienveillance, ensemble
Il y a aussi cet équilibre précieux entre exigence et bienveillance. Oui, on vient pour se dépasser et viser haut. Mais l’ambiance reste encourageante : on célèbre le travail, l’engagement, l’évolution, pas seulement la “performance parfaite”. Les Rencontres donnent le sentiment d’un événement qui prend les danseurs au sérieux, tout en restant profondément humain, avec cette idée que chaque passage sur scène représente déjà une victoire personnelle.
Une identité caribéenne… ouverte sur le monde
Enfin, impossible de parler de leurs valeurs sans évoquer l’ancrage caribéen et l’ouverture. Les Rencontres Inter-Caribéennes existent justement pour relier les îles, créer des ponts, faire circuler les énergies et les styles. Et en 2026, cette ouverture prend une dimension très concrète avec le travail mené pour développer des passerelles vers l’international : déplacement à New York, partenariats, bourses et stages intensifs, puis l’audition dédiée aux grandes écoles américaines. Ce n’est pas “du rêve” vendu aux jeunes : c’est une démarche structurée, qui vise à ouvrir le champ des possibles, tout en accompagnant et sécurisant les parcours.
Mettre en lumière les personnes, pas seulement les chorégraphies
Dans le fond, ces valeurs se résument assez simplement : ici, on ne met pas seulement en lumière des chorégraphies. On met en lumière des histoires, des parcours, des talents qui méritent d’être vus, encouragés, et parfois révélés au bon moment.
Le concours : à qui s’adresse-t-il et comment ça se passe
Une scène pour les écoles, les associations… et les parcours “réels”
Le Concours Inter-Caribéen, c’est d’abord une scène ouverte à celles et ceux qui font vivre la danse au quotidien : les écoles, les associations, les studios, et tous les danseurs et danseuses qui avancent avec sérieux dans leur pratique. L’esprit du concours reste profondément accessible, parce qu’il s’adresse avant tout à des parcours “réels” : des jeunes (et parfois des moins jeunes) qui répètent après les cours, qui travaillent une variation pendant des semaines, qui apprennent à gérer le trac, à tenir une présence, à aller au bout d’une chorégraphie. C’est aussi pour ça que l’événement rassemble autant : on y retrouve une diversité de styles, de niveaux et d’histoires, avec un point commun : l’envie de progresser et de se confronter à la scène.
Un cadre structurant, et un jury qui fait grandir
Le format du Concours Inter-Caribéen offre un cadre clair et structurant : il permet à chacun de se situer, de se challenger et de vivre une vraie expérience artistique. Même sans entrer dans le détail des catégories, on comprend vite que l’objectif n’est pas uniquement de “passer” : c’est d’apprendre ce que représente une compétition dans le bon sens du terme. Préparer une prestation, respecter un timing, gérer l’entrée en scène, affiner l’interprétation, tenir l’énergie jusqu’au bout… Tout cela forme déjà une progression énorme.
Le jury fait partie intégrante de cette expérience. Il est là pour évaluer, bien sûr, mais aussi pour donner du sens, apporter un regard extérieur, et valoriser les efforts. On ressort rarement “comme on est entré” : on apprend à recevoir des retours, à comprendre ce qui fonctionne, ce qu’il faut renforcer, ce qui doit mûrir. Et au-delà du verdict, il y a tout ce qui se vit autour : voir d’autres écoles, d’autres styles, s’inspirer, échanger, créer des liens. Ce concours, c’est autant une compétition qu’un point de rencontre.
Les dates du Concours Inter-Caribéen 2026
En 2026, deux dates incarnent pleinement cette dynamique “concours”.
Le 9 février 2026, la Guadeloupe accueillera le 19ème Concours Inter-Caribéen, au Palais de la Culture Félix Proto, aux Abymes. Les inscriptions sont closes, ce qui montre à quel point l’événement est attendu et mobilise déjà beaucoup de participants.
Puis, le 12 février 2026, place au 3ème Concours Inter-Caribéen de Saint-Martin, au Théâtre de la Chapelle, à Orient Bay. Les inscriptions y sont prolongées, et l’édition s’inscrit dans cette volonté forte de faire circuler l’événement dans la Caraïbe, pour offrir la même opportunité de scène et de visibilité aux danseurs des îles du Nord.
Ce que ça apporte, au-delà du classement
Au final, ce que le Concours Inter-Caribéen apporte, c’est quelque chose de très concret : une expérience scénique marquante, un cap franchi, des retours précieux, et une énergie collective qui donne envie de continuer. On vient y chercher un classement, peut-être… mais on repart surtout avec de la confiance, de l’inspiration, et le sentiment d’appartenir à une grande communauté de danseurs caribéens.
Le programme des Rencontres (au-delà du concours)
Ce qui fait la vraie force des Rencontres de la danse, c’est tout ce qui se vit entre les “passages sur scène”. Parce qu’ici, on ne vient pas seulement pour présenter une variation et repartir. On vient pour vivre une semaine qui ressemble à un parcours. On arrive avec son trac, ses répétitions, parfois ses doutes. Et on repart avec des rencontres, des souvenirs, un nouvel élan, et souvent une petite étincelle en plus. C’est ça, l’esprit “Rencontres” : une expérience complète, pensée pour rassembler et faire grandir.
Concours
Le 8 février 2026, le Concours Régional CND lance cette dynamique. C’est un moment d’ouverture important, presque symbolique. Il ancre l’événement dans son territoire, dans sa base. Il met en lumière le travail réalisé toute l’année dans les écoles et les associations, ce travail qu’on ne voit pas toujours, mais qui demande de la rigueur, du temps et de l’énergie. C’est aussi une journée où l’on sent la fierté collective : familles, professeurs, élèves, passionnés. Tout le monde est là, parce qu’à ce stade, la danse n’est plus seulement une pratique individuelle, c’est une communauté.
L’Audition aux Grandes Écoles Américaines (10 février 2026) : un tremplin rare
Le mardi 10 février 2026, les Rencontres prennent une dimension particulièrement forte avec l’Audition aux Grandes Écoles Américaines. C’est un moment à part, parce qu’on ne vient pas seulement “bien danser” : on vient oser se présenter, assumer son niveau et son potentiel, et tenter une vraie chance de repérage. L’audition s’adresse aux danseurs et danseuses amateurs et préprofessionnels à partir de 12 ans, et les inscriptions restent ouvertes plus longtemps grâce à une prolongation.
Ce qui rend cette audition précieuse, c’est qu’elle est pensée comme une passerelle concrète. En décembre, sa présidente fondatrice, Lydia Botino-Deshauteurs, s’est rendue à New York pour renforcer des partenariats avec de grandes institutions américaines et obtenir des opportunités concrètes pour les jeunes danseurs caribéens. Les participant·es se présentent devant un jury composé des représentants de ces institutions américaines venus repérer des talents caribéens, avec à la clé des opportunités comme des bourses d’études et des stages intensifs. Les noms exacts du jury sont annoncés comme dévoilés sur place, mais plusieurs grandes structures sont citées parmi les partenaires, comme Alvin Ailey American Dance Theater – School, Harlem School of the Arts, Broadway Dance Center, Paul Taylor Dance Company, Gus Giordano School ou encore Joffrey Ballet School (programme Global Dance).
L’audition est accessible de deux manières : en tant que candidat libre, ou via une école adhérente. Et pour transformer cette opportunité en expérience réaliste, la FRDG accompagnera les élèves sélectionnés : conseils pratiques, informations sur le logement aux États-Unis, et mise en relation avec des contacts de confiance sur place.
L’audition se déroule au Studio Attitude, à Baie-Mahault (Jarry). C’est donc un rendez-vous à noter avec soin : pour certains, ce sera une expérience marquante ; pour d’autres, peut-être le début d’un nouvel horizon.
Stage
Et parce qu’une semaine comme celle-ci ne se nourrit pas uniquement d’adrénaline, les Rencontres prennent aussi le temps de revenir à l’essentiel : le travail, la progression, la pédagogie. En complément, un stage est annoncé les 11, 12 et 13 février 2026. Ce genre de parenthèse est précieux. C’est là qu’on se reconnecte à l’apprentissage, qu’on affine, qu’on comprend autrement, qu’on se nourrit d’une autre approche. C’est souvent dans ces moments-là que des liens se créent, que des danseurs se rencontrent sans pression, que des professeurs échangent, que des élèves prennent confiance.
Au fond, le programme 2026 raconte une même histoire du début à la fin. Une histoire de danse, évidemment. Mais surtout une histoire d’humain. Une semaine où l’on vient pour se dépasser, où l’on apprend à regarder les autres sans se comparer trop durement, où l’on se sent porté par une énergie collective. Et où, parfois, une opportunité inattendue vient rappeler que la danse peut ouvrir bien plus qu’une scène : elle peut ouvrir un horizon.
Saint-Martin : “1, 2, 3, Saint-Martin !” — une continuité caribéenne assumée
Pour la troisième année consécutive, les Rencontres de la danse ne s’arrêtent pas à la Guadeloupe. Elles se prolongent jusqu’à Saint-Martin, et ce choix dit beaucoup de l’esprit de l’événement. Parce qu’il ne s’agit pas seulement d’ajouter une date au calendrier : il s’agit de donner la même chance à tous les danseurs de la zone, la même visibilité, la même exigence, la même intensité de scène.
Saint-Martin prolonge le concours avec le jury sur place, et la même dynamique de repérage qu’en Guadeloupe. Pour les îles du Nord, c’est un signal fort : la visibilité vient aussi à eux. La scène vient aussi à eux, avec la même reconnaissance du travail mené dans les écoles et les associations.
Et au fond, c’est un symbole assez fort. Celui d’une danse caribéenne qui circule, qui se rencontre, qui se soutient, et qui construit des ponts entre territoires. Une danse qui ne s’isole pas île par île, mais qui avance ensemble, portée par une énergie collective.
Informations pratiques
Pour que tu puisses t’y retrouver facilement (que tu sois danseur·se, parent, prof, ou simplement curieux·se de découvrir l’événement), voici les infos essentielles des Rencontres de la danse 2026. L’idée n’est pas de te noyer sous les détails, mais de te donner un repère clair sur le calendrier, les lieux, et la marche à suivre si tu veux participer ou relayer l’info autour de toi.
Dates clés – Rencontres de la danse 2026
Le 8 février 2026, l’événement s’ouvre avec le Concours Régional CND. C’est souvent le premier grand temps fort : on pose le cadre, on retrouve l’énergie des écoles, et on entre tout de suite dans l’ambiance “scène + progression”.
Le 9 février 2026, place au 19ème Concours Inter-Caribéen de Guadeloupe. C’est l’un des rendez-vous phares de la semaine, celui qui attire beaucoup de structures et de participant·es, et les inscriptions sont closes. Même si tu ne participes pas, c’est une date à retenir pour venir encourager, découvrir des univers, et sentir la richesse des styles et des parcours.
Le 10 février 2026, c’est la journée qui peut représenter un vrai tournant pour certain·es : l’Audition aux Grandes Écoles Américaines. Les inscriptions sont prolongées, ce qui laisse une chance supplémentaire aux candidats motivés. C’est un moment à part, parce qu’on ne vient pas seulement “montrer une chorégraphie”, on vient se confronter à un regard différent, à une autre exigence, et potentiellement à une opportunité plus large (repérage, stages, bourses).
Enfin, le 12 février 2026, les Rencontres se prolongent à travers le 3ème Concours Inter-Caribéen de Saint-Martin, avec des inscriptions prolongées. C’est une belle continuité caribéenne, et une manière de faire rayonner l’événement au-delà de la Guadeloupe, tout en offrant une vraie scène aux danseurs des îles du Nord.
Lieux
En Guadeloupe, le concours se déroule au Palais de la Culture Félix Proto, aux Abymes. C’est un lieu qui se prête parfaitement à l’expérience scénique : on y vit pleinement la présence du public, la concentration des coulisses, et l’intensité du plateau.
L’audition du 10 février se tient au Studio Attitude, à Baie-Mahault. Le cadre studio change l’énergie : on est souvent dans quelque chose de plus “travail”, plus direct, où l’on vient avec une intention claire et une vraie préparation.
À Saint-Martin, le concours a lieu au Théâtre de la Chapelle, à Orient Bay. Là aussi, le lieu compte : un théâtre, c’est une autre relation au public, une autre manière d’habiter la scène, et une belle opportunité de visibilité pour les participant·es.
Inscriptions et contact
Pour l’audition du 10 février et le concours de Saint-Martin du 12 février, la participation est possible en tant que candidat libre ou via une école adhérente. Si tu es inscrit·e dans une école, tu peux te rapprocher de ton professeur pour voir la meilleure manière de te présenter. Et si tu es candidat libre, c’est aussi totalement OK : le plus important est d’avoir les informations exactes sur les modalités (dossier, âge requis, pièces à fournir, consignes, horaires, etc.).
Le plus simple, si tu as un doute, c’est de contacter directement l’équipe organisatrice. Tu peux écrire à [email protected]. Et si tu préfères un échange rapide, tu peux aussi appeler le 0690 53 13 63.
Une invitation douce
Des parcours avant des performances
Il y a des événements qui passent, et il y a ceux qui laissent quelque chose derrière eux. Les Rencontres de la danse font clairement partie de la seconde catégorie, parce qu’elles ne célèbrent pas seulement des chorégraphies : elles célèbrent des parcours. Des heures de répétitions après l’école ou après le travail, des doutes avant d’entrer en scène, des victoires intimes quand on ose enfin se montrer, des progrès parfois invisibles au quotidien, mais immenses quand on les vit sur un plateau. C’est cette vérité-là que l’on ressent dans l’esprit de la FRDG : la danse comme un héritage vivant, une transmission, un engagement, une fierté.
Une scène caribéenne qui relie et qui ouvre
Et puis il y a la Caraïbe. Son énergie, ses styles, ses identités, sa créativité. Les Rencontres rappellent que le talent n’a pas besoin d’être “validé ailleurs” pour exister, mais qu’il mérite d’être vu, entendu, encouragé, et parfois accompagné vers plus loin. Le rayonnement ne se construit pas uniquement avec des projecteurs, il se construit avec des ponts : entre îles, entre générations, entre écoles. Et cette année, plus que jamais, on sent que ces ponts deviennent concrets, qu’ils peuvent ouvrir des perspectives, donner un nouveau souffle, créer des opportunités réelles pour celles et ceux qui travaillent avec sérieux et passion.
Alors, que tu sois danseur·se, professeur·e, parent, ami·e, ou simplement amoureux·se de la danse, tu peux toi aussi faire partie de cette aventure, à ta manière. Viens découvrir l’événement et laisse-toi surprendre. Tu peux encourager un élève, une école, une association, et offrir ce soutien qui change tout quand on monte sur scène. N’hésite pas à relayer les dates autour de toi, parce que parfois une simple information partagée au bon moment donne à quelqu’un l’envie d’oser. Tu peux aussi participer, si tu le sens, si tu es prêt·e à vivre cette expérience, avec tout ce qu’elle apporte de trac, d’apprentissage et de fierté.
Et si tu ne dois retenir qu’une chose, c’est peut-être celle-ci : la danse grandit quand elle est regardée avec respect. Quand elle est accompagnée avec exigence et bienveillance. Quand elle est partagée. Les Rencontres de la danse sont là pour ça : pour faire vivre l’art, révéler les talents, et donner à la Caraïbe une scène à la hauteur de ce qu’elle porte déjà en elle.
Article rédigé en partenariat éditorial avec la Fédération Régionale de Danse de la Guadeloupe, avec relecture de l’équipe organisatrice avant publication.


